Les lanceurs d’alerte qui se présentaient comme des « employés préoccupés de la BAD », ont accusé Akinwumi Adesina d’enrichissement personnel, de favoritisme dans la nomination de hauts responsables, en particulier de compatriotes nigérians, et d’avoir nommé ou promu des personnes soupçonnées ou reconnues coupables de fraude ou de corruption. Ou encore de leur avoir accordé de confortables indemnités de départ sans les sanctionner.  Des accusations jugées infondées par le panel présidé par l’ancienne présidente irlandaise Mary Robinson, faute de preuves.

Yves Ekoué Amaïzo, économiste et directeur du think tank Afrocentricity, se félicite de cette conclusion. Il estime que les Etats-Unis, deuxième actionnaire de la BAD après le Nigeria, et à l’origine de l’enquête, ont échoué dans leur tentative de contrôler l’institution financière africaine.

« Les Etats-Unis sont en train de confondre la Banque africaine de développement avec d’autres institutions: par exemple les Nations unies avec l’Organisation mondiale de la santé où ils ont une grande participation. Ou encore la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, les institutions de Bretton Woods où ils sont aussi très puissants. Du coup, ils veulent faire pression. Mais la Banque africaine de développement est différente. Les Américains, dans tout ça, même s’ils sont  le deuxième contributeur, ne peuvent plus faire la loi. Donc, sur le fond, c’est quand même une victoire pour l’Afrique. Parce qu’il n’est pas normal qu’un seul pays puisse décider de l’avenir de cette institution », explique-t-il.

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