«Du fait de l’état d’urgence et du couvre-feu, circuler à partir de 20 heures devient l’exception et le confinement chez soi, la norme. Seulement voilà : confinement ou pas, certaines professions doivent continuer de travailler. C’est le cas des journalistes, notamment de la presse écrite, dont l’essentiel du travail se fait la nuit. Fort heureusement, depuis l’instauration du couvre-feu, ces journalistes et leurs partenaires des imprimeries pouvaient circuler librement sur présentation de la seule carte professionnelle. Eh bien, les choses vont changer apparemment, puisque le ministre de l’Intérieur, sensibilisé par les organisations professionnelles, a décidé d’octroyer des autorisations…en nombre très insuffisant», rapporte Le Témoin.
Le journal d’ajouter : «Ainsi, au vu du quota reçu par le Conseil des éditeurs et diffuseurs de presse du Sénégal (Cdeps), la répartition donne droit à cinq autorisations seulement par quotidien ! Une manière de demander aux journaux de ne plus paraître car que peuvent-ils faire avec un nombre aussi insignifiant d’autorisations ! Entre les journalistes, les monteurs, les chauffeurs, les préposés à l’imprimerie…c’est tout un monde qui fait chaque nuit un travail à la chaîne afin que les journaux soient disponibles dans les kiosques le matin. Le Sénégal va donc faire ce qu’aucun pays démocratique n’ose se permettre : restreindre la circulation de ses journalistes. Car même en temps de guerre, la presse se déplace et couvre les conflits, bon Dieu !».

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici