L’Arabie Saoudite a décidé de suspendre le Hajj 2020 pour les ressortissants étrangers. Une mesure lourde de conséquences économiques pour les 286 structures de voyagistes privés sénégalais.

Au Sénégal, pays à majorité musulmane qui convoie chaque année près de 12 000 pèlerins, la nouvelle a fait tache d’huile. Ce report du Hajj va impacter le business des voyagistes privés. Un énorme manque à gagner est redouté dans ce secteur qui fait un chiffre d’affaires annuel tournant autour de 40 milliards. Mais pour l’instant, c’est la machine diplomatique qui est mise en branle. Le ministère des Affaires étrangères a pris acte de la note officielle du ministre Saoudien du Hajj et de la Umrah, mais attend d’être officiellement saisi par l’Arabie Saoudite avant de réagir, comme le veut la tradition républicaine. Comme ce fut le cas au moment de suspendre la Umrah. Et selon des informations dont nous détenons, une rencontre est prévue cet après midi entre le ministère des Affaires étrangères du Sénégal et l’Ambassadeur d’Arabie Saoudite.

Du côté des voyagistes privés sénégalais, l’on était déjà engagé de plain-pied dans l’organisation du Hajj 2020, malgré les avertissements du département des Affaires étrangères du Sénégal. Pourquoi ? Ourey Thiam, porte-parole des 286 structures sénégalaise s’activant dans le secteur du pèlerinage, explique : « On nous avait demandé d’arrêter les opérations financières au moi de mars. Il se trouve qu’à ce moment-là, beaucoup de voyagistes privés étaient déjà partis en Arabie Saoudite pour les réservations. Parce que la tradition dans le milieu du pèlerinage  veut que lorsque les voyagistes privés quittent l’Arabie Saoudite pour rentrer, ils y laissent leurs cautions pour le Hajj suivant. Des réservations à coups de millions qui « saignent » les voyagistes privés sénégalais.

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