La Présidente du Conseil Economique Social et Environnemental est tentée par l’expérience d’être la première femme à occuper la présidence de la République. En manifestant son ambition dans Jeune Afrique, Mimi semble faire fi du message que Macky lui avait lancé en la dégommant de la Primature. Qui plus est, elle l’a manifesté, juste sept mois après la réélection de Macky Sall. Mais avec la suppression du poste de Premier ministre, Aminata Touré ne fini de démontrer ses ambitions pour 2024. Même si, elle n’a pas expressément annoncé son projet, cette sortie sur Jeune Afrique a ouvert une brèche à diverses interprétations. D’autant qu’il y a juste un mois, elle s’était montrée très en verve devant cette bataille de succession.

Le Dr en Science politique, Maurice Soudieck Dione, renseigne que : « Aminata Touré, explique-t-il, est en train de se construire une image de présidentiable sur le plan communicationnel, au Sénégal comme à l’étranger, et à travers une certaine posture de transcendance ». Une posture qui agacerait le chef de l’Etat., selon son entourage. « Parce que de la part d’une collaboratrice qui a été son deuxième chef de gouvernement, Macky espérait mieux, souffle-t-on. D’autant qu’il pense avoir rempli sa part du contrat moral qui le liait à la dame ». Pour preuve, Mimi a hérité d’une place de choix au coeur de la sphère étatique. Un retour de grâce qui aiguiserait son appétit du Pouvoir. Mais Aminata Touré n’a pas surpris tout son monde. Cette posture était présagée par ceux-là qui, du fait de ses agissements, portaient des suspicions sur elle. Et il ressort même des sourdines échanges dans les couloirs du Palis, que la dame en a posé les prémices dès son arrivée au Cese. Après un coup de balais, elle installe ses hommes de confiance. Le secrétaire général de cette institution est alors confié à Anta Sané. Ensuite, quelques mois après, elle présente à Macky son projet de décentraliser les sessions du conseil dans les régions. Flairant une stratégie pour un maillage national pour son propre compte, le président de la République désapprouve l’idée. La dame ne fait pas résistance. Elle lâche du lest; mais conserve malgré tout, ses aspirations, que rien , ni personne ne peut contenir.

Selon Souleymane Niang, Directeur de l’information du Groupe Futurs médias : « C’est un risque qui peut être très positif comme très négatif. Elle compte sur ce risque positif en affichant ses ambitions, maintenant qu’elle récolte les fruits de son courage politique et de son timing parfait », estime-t-il. « Une deuxième disgrâce pourrait sérieusement freiner son ambition présidentielle, surtout en ce début de mandat du Président Macky Sall, renchérit Maurice Dione.

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