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Aliou Cissé : « vaincre ou périr »

Vaincre ou périr ! Les Lions du Sénégal (3ème avec 3 points +0) qui affrontent la «Tri» de l’Equateur (1er exaequo avec 4 points +2), ce mardi 29 novembre à partir de 15 heures GMT à l’International Khalifa stadium de Doha n’ont autre choix que gagner. Aliou Cissé l’a d’ailleurs fait savoir en conférence de presse hier, lundi 28 novembre. «Il n’y a pas de calcul, il faut gagner», a déclaré le sélectionneur national.

LE MAROC, UNE SOURCE D’INSPIRATION

«Je félicite le Maroc parce que c’est une très belle victoire contre la Belgique. Ça peut être une source d’inspiration pour nous dans la mesure où il faudra impérativement gagner. Je félicite cette équipe marocaine, son entraîneur et l’ensemble des joueurs».

«CONTINUER L’AVENTURE»

«On ne va pas dire ici ce qu’on va changer. On sait que l’Équateur est une belle équipe mais il n’y a pas de calcul à faire. C’est un match qu’il faut impérativement gagner pour avoir la chance de continuer cette aventure. C’est une équipe qu’on respecte mais nous l’avons bien préparé et nous espérons avoir la victoire demain (aujourd’hui) inch Allah».

GESTION DE LA PRESSION

«On gère bien cette pression. Pour moi, c’est une très bonne pression. Nous travaillons tous les jours. Nous faisons ce métier-là. Les joueurs ont travaillé pendant des années pour arriver à ce niveau. Nous savons que gagner nous donnera l’opportunité de rester dans cette compétition. Nous avons l’intention de continuer cette aventure. Perdre nous ramènera à la maison. On n’a pas envie d’y penser. Le scénario est clair par rapport à 2018 où on savait qu’un nul suffisait. Alors que là, il n’y a pas de calcul. Nous allons vers un match très difficile face à une équipe qui défend bien, très agressive. C’est notre quotidien depuis 7 ans que je suis là. Ce sont des matchs décisifs, à pression. Demain (aujourd’hui) ce sera un match parmi tant d’autres en termes de pression et d’adrénaline. Mais c’est ce que nous voulons dans le football de haut niveau et c’est ce qui nous amène ici. Si on ne joue pas, on n’a aucune chance de gagner. Il ne faut pas qu’on entre sur ce terrain, tétaniser et pensant à l’enjeu de ce match-là. Nous savons que tout peut se passer. Ça peut être un match bloqué, frustrant mais il faudra garder cette lucidité pour faire la différence à tout moment».

 «JOUER AVANT DE PENSER A LA VICTOIRE»

«Le football, ce n’est pas la guerre, personne ne va mourir sur le terrain. Masi c’est un match très important pour cette génération qui, cette année 2022, est en train de faire des choses extraordinaires. Nous avons envie de continuer cette aventure. Á nous de préparer lucidement et sereinement ce match-là. C’est un match où il ne faut pas aller la fleur au fusil. Il faut préparer cette victoire et surtout jouer de la première jusqu’à la 90ème minute. Nous savons que nous sommes capables de marquer à n’importe quel moment de ce match. Il faudra d’abord jouer le match avant de parler de victoire. Il ne faut pas que l’enjeu l’emporte sur le jeu. Ce que je demande à mes joueurs c’est de se concentrer sur le jeu pour pouvoir nous donner les moyens de gagner le match»

ATTENTE DES SUPPORTERS

«Je suis issu d’un pays où on n’aime pas la défaite. On est un pays qui veut gagner. Je veux gagner, le peuple et les joueurs le veulent aussi. Ne pas passer serait quelque chose de difficile à digérer. Mais, on reste dans le cadre du football. Ce qui est important c’est de faire le nécessaire et nous donner les possibilités de pouvoir gagner».

DISCOURS DE LA GAGNE

«Les trois points, seule la victoire est belle pour demain (ce soir, Ndlr). Nous nous sommes préparés à ça. On a eu dans le passé à jouer ce genre de matchs. J’espère qu’on aura la même énergie, la même agressivité, la même influence qu’on avait eu sur ces matchs décisifs, ces «finales». En venant ici, on savait que si on veut aller au bout de cette compétition et sortir des poules, ce sont ces genres de match qu’il faut se préparer à jouer. Mon équipe est expérimentée, il y a aussi des jeunes joueurs qui sont là mais qui ont l’habitude de ces défis. Nous préparons bien ce match et nous sommes confiants».

 POSTURE A ADOPTER

«Ce sont des matchs à enjeu. Souvent, l’enjeu l’emporte sur le jeu. La meilleure façon de préparer ce match c’est de penser au jeu. Préparer cette victoire de la 1ère à la dernière minute. Nous savons que nous avons le potentiel offensif pour marquer n’importe comment et n’importe quand. Il faut jouer pour nous donner les moyens de gagner».

BAISSE DE REGIME EN DEUXIEME PERIODE

«On a un football intense qui demande beaucoup d’énergie. Dans un match de football, on ne peut avoir tout le temps des temps forts. Il arrive qu’on ait des temps faibles. Justement dans ces moments-là il faut être plus organisé, plus serein, garder un peu plus notre bloc compact et laisser passer ces temps faibles. On a effectivement connu des temps faibles. Mais je crois que nos temps forts sont beaucoup plus importants que nos temps faibles. Il y a aussi la qualité de l’adversaire qui fait que par moment on recule. Mais on a toujours su le gérer».

DIFFICULTES A BATTRE LES SELECTIONS SUD-AMERICAINES ET LA CLE DU MATCH

«La concentration, c’est là où réside la solution. Il nous faudra être attentifs. Contre la Colombie en 2018, on avait maitrisé notre sujet et on a pris un but sur un micro détail, sur un corner. Le haut niveau, le manque de concentration ne pardonne pas. Demain (ce soir, Ndlr) j’espère qu’on restera super-concentrés parce que c’est une équipe très dangereuse, capable aussi de marquer qu’on va rencontrer. Á nous de ne pas faire de fautes, de ne pas donner le bâton pour qu’on nous punisse. Il nous faudra davantage de concentration».

ASSOCIATION JEUNESSE ET EXPERIENCE

«On va allier les deux parce qu’on a une équipe avec des garçons qui ont cette caractéristique. Le haut niveau c’est aussi l’expérience des grands matchs. Nous l’avons. Nous avons constitué une équipe homogène qui allie expérience et jeunesse. Ils demeurent tous des compétiteurs de haut niveau et je sais que demain (ce soir, Ndlr) ils auront tous cette ADN de compétiteurs».

FORFAIT DE ENNER VALENCIA ?

Ah bon ! Il (Enner Valencia, Ndlr) ne jouera pas ? J’espère qu’il ne sera pas là (rires). Je n’en suis pas sûr. Je pense qu’il sera là. C’est un match très important où ils savent qu’ils peuvent se qualifier avec un point. Sa mentalité, je ne la connais pas. Mais sur sa posture on voit que c’est un guerrier et sur ces matchs comme ça il aura envie d’en faire partie. Des joueurs comme lui, l’Équateur en dispose pour palier à son éventuelle absence. Á nous de nous concentrer sur notre équipe et sur ce que nous devons faire pour remporter cette victoire.

 GAGNER POUR PAPE BOUBA DIOP

«Ce 29 novembre, ça fera deux ans que disparaissait Pape Bouba Diop. On parle beaucoup de pression mais je pense que c’est surtout de la motivation. Concernant Bouba, vous connaissez les rapports qu’on a, c’est un frère d’armes. On a vécu des moments exceptionnels. Á un moment donné, on a plus vécu ensemble avec lui qu’avec nos familles. Que la terre lui soit légère, nous prions et présentons nos condoléances à toute sa famille».

IMPORTANCE BAMBA DIENG

«Bamba, comme les jeunes qui sont rentrés comme Pape Matar, Iliman. C’est ça aussi la qualité de ce groupe. On a cette profondeur de banc avec des joueurs qui entrent peuvent apporter un plus. Même si on sait que rentrer dans un match n’est pas facile mais Bamba a pu nous apporter quelque chose à chaque fois qu’il est entré en jeu. Je salue la mentalité de mes joueurs».

SADIO MANE, L’ABSENT LE PLUS PRESENT

«Sadio est toujours là. Même si on ne se parle pas parce que je suis très occupé. Chaque fin de match, il envoie des messages. C’est comme si il était toujours avec nous».

CINQ JOUEURS SOUS LA MENACE D’UNE SUSPENSION

«Un footballeur professionnel quand il rentre sur le terrain, il ne peut et ne doit surtout pas penser à sa propre personne mais à ce que l’équipe a besoin. Même s’ils ont des cartons, ils savent que le besoin immédiat c’est de se qualifier, ce n’est pas de penser au prochain tour et à leurs cartons. Je suis sûr et certain qu’ils feront abstraction à ça et vont donner le maximum pour que l’équipe aille de l’avant et que l’aventure puisse continuer. On met de côté les cartons et on se concentre sur le match et les ingrédients individuels et collectifs qu’il faudra pour ce match.»

PASSER UN CAP DU PREMIER TOUR

«C’est notre désir, nous nous battons tous les jours pour relever le flambeau. Quand on arrivait dans cette sélection, le Sénégal était 14ème ou 15ème sur le continent africain. Aujourd’hui nous sommes numéro un sur le ranking africain depuis quelques années. Á mon arrivée on était aussi loin au ranking mondial et aujourd’hui le Sénégal est 18ème. Notre souhait, c’est de toujours hisser le football sénégalais et africain le plus haut possible. Le match de demain doit nous permettre de passer un cap. C’est ce que nous voulons. On veut montrer que nous sommes capables d’exister sur la scène continentale et internationale.»

FACE AU DEFI PHYSIQUE DE L’EQUATEUR

«On s’est préparés à tous les scénarios. On sait que la qualité première de cette équipe c’est qu’elle est très physique. Le défi physique sera là. C’est une équipe capable de défendre, qui concède peu d’occasions et peu de buts mais qui sait se créer des occasions. Les deux endroits difficiles où il faudra qu’on soit présent c’est quand on va défendre dans notre surface de réparation et être très décisif sur les phases offensives. Tous les scénarios sont envisageables. Il leur faut un point et ils l’auront dès le coup d’envoi. C’est à nous de faire le nécessaire pour les faire bouger et marquer ce but qu’on désire tant.» INFIRMERIE «On a remarqué le retour de Fodé BalloTouré. Tout le groupe est là à part Cheikhou Kouyaté qui ne sera pas là parce qu’il est blessé. Il sera juste pour ce match. Sinon, je dispose de l’ensemble de mon groupe.»

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