Nouveau rebondissement dans le feuilleton de l‘élection présidentielle en Guinée-Bissau. La Cour suprême du pays a ordonné à la Commission électorale un recomptage des voix, à deux jours de l’investiture prévue du président déclaré élu, Umaro Sissoco Embalo.

Le suspens jusqu’au bout en Guinée-Bissau. Alors que la Commission nationale électorale (CNE) avait confirmé la victoire du candidat Umaro Sissoco Embalo avec 53,55 % au second tour de la présidentielle et affirmé avoir épuisé son autorité en matière de processus électoral, elle est renvoyée à ses tâches par la Cour suprême.

Cette dernière vient de délivrer une ordonnance qui enjoint l’organe de gestion des élections de recompter les voix, réitérant ainsi ses doutes sur la crédibilité des procès-verbaux. Une décision en droite ligne avec les revendications de Domingos Simoes Pereira, donné battu par la Commission électorale avec 46,45 % des suffrages.

Le candidat du Paigc, le parti au pouvoir, avait notamment dénoncé des irrégularités lors du second tour, et avait protesté contre la position de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) plébiscitant les « bonnes » conditions de l’organisation du scrutin.

“Il n’y a pas de président de la République élu, on est dans le processus électoral. La seule instance qui peut déclarer ce processus clos c’est la Cour suprême”, a tranché encore lundi M. Pereira, dans un entretien à l’AFP à Paris.
L’arbitrage de la Cour suprême intervient deux jours à peine avant la date programmée par le candidat déclaré élu pour son investiture, le jeudi 27 février. Quant à la Commission électorale, elle prévoit une rencontre avec ses avocats de son institution pour statuer sur l’ordonnance de la Cour suprême.

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