«Sénégal : La campagne de la présidentielle du 24 février 2019 a bien démarré» par M. Amadou Bal BA –

N’en déplaise à maître Abdoulaye WADE, qui voulait saboter les élections présidentielles du 24 février 2019, la campagne électorale a bien démarré. Les 5 candidats sont sur le terrain. Le général de GAULLE avait dit de Philippe PETAIN que «la vieillesse est un naufrage». Maître WADE, à 92 ans, reste toujours attaché à la dévolution monarchique du pouvoir, tant rejetée par tous les Sénégalais. En effet, le 23 juin 2011, les Sénégalais avaient, énergiquement, condamné la dévolution monarchique et ont fini par congédier le Pape du Sopi, en 2012. N’ayant soutenu aucun candidat issu de sa famille politique, il a même annoncé, par avance, une victoire de Macky SALL. En fait, maître WADE ne s’intéresse qu’au sort politique de son fils Karim, condamné pour détournement de fonds publics et qui doit 6 milliards d’euros à l’Etat du Sénégal. Quand certains disent, de façon perfide, «Neddo Ko Bandoum» ou «Neddo Ko Banditisme», il faudrait se méfier des mots, surtout quand ce concept est détourné de son sens noble, pour des mobiles ethniques. Logiquement, maître Abdoulaye WADE, s’il était un bon républicain, il aurait pu se rendre compte que le vrai héritier du libéralisme, c’est Macky SALL ; ce n’est pas son fils, Karim, «Le Ministre du Ciel et de la Terre».

En papy incendiaire, maître Abdoulaye WADE, protégé par son âge avancé, exhorte les Sénégalais à saccager les urnes et brûler les bulletins de vote. Dans cette stratégie de terre brûlée, il y avait eu 1988, les poseurs de bombes, puis l’assassinat, le 15 mai 1993, d’un magistrat, Babacar SEYE, ainsi que le massacre épouvantable de 6 policiers, le 16 février 1994. A Touba, lors des législatives du 30 juillet 2017, des urnes ont été vandalisées. Personne, dans ces présidentielles 2019, en dehors des badauds avides de spectacle, ne semble prêter attention à cette incitation à l’insurrection. La campagne se déroule, normalement. A ce jour, 97% des cartes d’électeurs ont été retirées. Les élections se dérouleront dans un cadre transparent. Dans un pays de droit, comme le Sénégal, en toutes circonstances, force restera à la Loi.

Mon candidat, Macky SALL, en raison de son excellent bilan, reçoit dans tous ses meetings, un accueil triomphal à la hauteur de ses grandes réalisations, dignes d’un pharaon des temps modernes. En France, un meeting sera organisé le samedi 9 février, aux Mureaux, dans les Yvelines, pour soutenir sa candidature. C’est aux Mureaux en 2012, que j’avais accompagné Aïssata TALL SALL, à l’occasion d’un meeting mémorable en soutien à Macky SALL, savamment organisé par Abasse DIALLO, président de notre association, ARDF.

M. Idrissa SECK a obtenu des ralliements de la part de partis «cabines téléphoniques» qui ont été recalés lors des parrainages. Khalifa SALL qui a perdu son recours devant la Cour de justice de la CDEAO (indication de mesures provisoires) a fini par annoncer son ralliement à Idrissa SECK, pour sa troisième candidature aux présidentielles. Le président WADE, comme Cronos, avait liquidé son fils spirituel Idrissa SECK qui avait manifesté, ouvertement, ses ambitions présidentielles, au détriment de Karim. Pour ces présidentielles de 2019, même en l’absence d’un candidat officiel du P.D.S, maître WADE, dans sa rhétorique parle de «dégager Macky SALL». En fait l’ancien président, un manipulateur hors pair, soutient Idrissa SECK, comme la corde soutient un pendu. Maître WADE sait que si par malheur Idrissa SECK était élu, cela fermerait, définitivement, la porte à Karim, en 2024. Par ailleurs, le bilan d’Idrissa SECK, en tant que Premier ministre a été peu convaincant : aucun projet d’envergure n’a été mené à terme. On se souvient surtout de son caractère autoritaire et cassant. Personne n’a oublié le détournement de 45 milliards dans l’affaire dite des chantiers de Thies. «Les grands bandits ont un code d’honneur, ils s’y tiennent toujours. Ils ne se battent qu’au moment du partage du butin, jamais avant», avait dit, en substance, son mentor maître WADE. Un président malhonnête, au moment où les ressources du pétrole et du gaz vont arriver, ce n’est pas ce dont nous avons besoin. Par ailleurs, voulant s’ériger en savant dans le domaine de la doctrine islamique, il a fini, même dans cette entreprise périlleuse, par s’excuser.

M. Ousmane SONKO, «M. Propre», cette jeune pousse qui voulait rénover les valeurs ethniques et morales, a dû mal encore à nouveau à nous expliquer, de façon convaincante, l’origine de ses 94 milliards. Dans un courriel, avant la validation des candidatures par le Conseil constitutionnel, Ousmane SONKO avait envisagé le boycott des élections. Maintenant qu’aucun parti cabine téléphonique ne l’a rejoint, il va rencontrer maître Abdoulaye WADE, un incendiaire.

M. Madické NIANG a, pour l’instant, raté son début de campagne. Il passe une bonne partie de son discours à justifier la légitimité de sa candidature. Par ailleurs, en campagne électorale dans le Fouta-Toro nous n’avons vu que ses gardes du corps le suivre.

M. El Hadji Issa SALL, investi par parti religieux et fondamentaliste, le parti de l’unité et du rassemblement (PUR), n’a pas vu que le Sénégal est un pays laïc et tolérant. Il est complètement largué.

Pour l’instant, Macky SALL, ce pharaon des temps modernes, sort largement du lot ; il a rétabli la paix en Casamance et a désenclavé cette belle région. Les infrastructures ont considérablement amélioré la vie des populations, et c’est un excellent point d’appui, pour le 2ème et dernier mandat afin de projeter le Sénégal de l’immobilisme à la modernité. En effet, les Sénégalais, au delà des logiques d’appareils, sont un peuple vacciné et majeur. Ils votent en âme et conscience. Ils ont vu ce qu’a fait Macky en 7 ans, et tout ce qu’il pourrait encore faire pour son dernier mandat. Comme le dirait une publicité française : «Pas d’erreur, c’est Lesieur». Jouons la sécurité et évitons tout saut dans l’inconnu, pouvant source d’un grand cauchemar, d’autant plus que certains candidats ont les a vu à l’oeuvre ; ils ont déjà leurs casseroles.

Paris, le 7 février 2019, par M. Amadou Bal BA,

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