Ousmane Sonko ou la pitoyable tentative de forcing d’un hypothétique ndigueul de Wade 

Le Candidat Ousmane Sonko a voulu dans un baroud d’honneur tenter de forcer le Pape du Sopi au ralliement à sa candidature.
Avec presque 50 ans d’écart entre lui et le Président Abdoulaye Wade, le jeune inexpérimenté de Pastef pensait pouvoir profiter de la situation pour forcer ceux qu’ils mettaient hier dans le concept de « Système » à le choisir pour ses “beaux yeux”.
Sonko en opportuniste incrédule a même suspendu sa campagne pour aller boire le vomis d’hier allant même jusqu’à nous servir une nouvelle rhétorique sur ce qu’il appelle « Système ». C’est comme qui dirait boire la soupe sans toucher à la saveur. Il va même jusqu’à dire qu’il combat un système et non les hommes du système.
Pour aller se faire photographier avec le Président Wade, Sonko a fait faux bond à ceux qui attendaient sa venue dans le département de Mbour. À défaut de foule, on prend la photo avec Wade et Tata Viviane. C’est du Sonko versus “door marteau”. Il essaie de donner l’impression d’avoir à défaut de ralliement, une maigre sympathie du Président Wade.
La tentative de conférence de presse conjointe avec le Pape du Sopi ayant échoué, Ousmane Sonko a dû se résoudre à faire face à la Presse de façon laborieuse pour ravaler sa peine.
Échec et mat.
Ousmane Facebook Sonko se rend compte aujourd’hui qu’il a du mal à coller à la réalité du champ politique qui dépasse le cadre douillet des insultes faciles.
Ce garçon né en 1974 et qui n’a jamais dirigé une petite direction dont la signature aurait pu engager la République se rend aussi compte que l’herbe Facebook se dérobe sous ses pieds.
À vrai dire, il aurait été grave et inintelligent pour le PDS de miser sur un looser repêché lors des dernières élections législatives avec moins de 38 000 voix. C’est ce même looser Sonko qui avait berné Imam Mbaye Niang troisième sur sa liste et qui n’a pas été élu député alors qu’en 2012 le MRDS seul avait eu plus de 70 000 voix et deux députés.
La bulle Sonko avait donné l’impression au MRDS qu’elle pesait lourd. Le MRDS avait soutenu Sonko au législatives pour ensuite se rendre compte que ses plus de 70 000 de 2012 allaient être en 2017 quasiment divisés par deux (soit moins de 38 000 voix). Sonko avait pris les voix du MRDS pour s’assurer d’un repêchage.
En vérité, Ousmane Sonko est une forme d’escroquerie politique virtuelle qui picore sur tous les discours extrêmes et populistes afin de se donner des faux airs guerriers pour capter des masses.
Celui qui reproche à Benno l’alliance avec Niass et Tanor qualifiés de vieillard, n’hésite pas à aller quémander le soutien de Wade qui n’a plus 18 ans.
Si la rencontre de Sonko avec Wade s’inscrivait dans cette logique de prédation ou d’exploitation de la sensibilité du grand père, il appartient d’abord aux derniers libéraux restés au PDS de comprendre que le jeune du Pastef même avec une quatrième place à 5% s’empressera d’enterrer le Sopi vivant pour essayer de se projeter dans le futur. Sonko est dans le virtuel comme l’atteste la tournure actuelle de sa laborieuse campagne.
Les Sénégalais ne sont pas amnésiques. Sonko s’est attaqué à tous les chefs d’Etat du Sénégal dont Wade. Il a même dit qu’il avait refusé de répondre au coup de fil
Venu de Doha.
En se reniant aujourd’hui sur sa perception première et totalitaire de la notion de « Système » Ousmane Sonko est dans le déni et le calcul désemparé du candidat virtuel qui découvre le fossé entre Facebook et le terrain.
Plus la campagne continuera, plus on en découvrira sur le vrai Sonko perdu dans « l’avancée de la mer à Daara Djoloff » et qui nous dit déjà dans un instant de détresse que ce n’est pas Dieu Maître du destin qui désigne le Chef. Astahfiroulah.
Comme dirait Kocc Barma, « Beuggué dou matt ngor matt ». Quand la cupidité est complète, l’honneur devient incomplète ».
L’honneur, ce luxe des âmes nobles qui dépasse les slogans et vœux pieux. L’honneur, cette posture qui fait que l’on sache rapidement que le chemin de l’enfer est pavé de bonnes intentions.
Au-delà des belles intentions, Sonko est à nu. Oui il est tout nu depuis l’enlèvement du manteau Atlas, Mercalex, Ab Partners, les terrains le reste.
Sonko est encore plus nu depuis sa rencontre avec Wade ; rencontre qui a fait céder la dernière petite pièce du puzzle Sonko empêtré dans l’engrenage du moi haïssable enrobé d’inexpérience et de fascination pour la manipulation par l’épaisseur en contrevérités.
La rencontre entre Sonko et Wade était juste pour la photo et l’insinuation. Wade avait besoin d’un moyen de pression et Sonko voulait relancer sa campagne en berne par ce qu’il sait fait de mieux : la manipulation médiatique.  Il a échoué avec en effet boomerang la redécouverte de son éternel sens du déni de réalité.
Mamadou Lamine Gueye
Cadre Républicain.
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