Idy: Le dernier naufrage de la justice

Une première dans les annales judiciaires. Le 27 janvier 2006, Seynabou Ndiaye Dakhaté, alors doyenne des juges prenait une ordonnance de non lieu partiel et de renvoi en police correctionnelle étalée sur 7 pages dans l’affaire d’atteintes à la sûreté de l’Etat et de sortie irrégulière de correspondance visant Idrissa Seck et plusieurs de ses proches en marge de l’affaire dite des chantiers de Thiès qui se traitait au niveau de la haute Cour de Justice. Treize ans après cette ordonnance, cette affaire n’a jamais été jugée, malgré l’ordonnance du magistrat. 

Dans le dit document, rapporté par Libération, elle demandait malgré les pressions tous azimuts, le renvoi devant le tribunal correctionnel d’Idrissa Seck et de Mbaye Coulibaly pour sortie irrégulière de correspondance et de recel après avoir écarté le délit d’atteinte à la sûreté et disculpé les autres mis en cause présumés. De 2006 à 2019, cette affaire n’a jamais été jugée.

Alors aujourd’hui, l’ancien premier ministre et candidat à la Présidentielle a déclaré, d’après Libération, que son objectif premier, une fois élu, sera de restaurer la justice. Lui, qui a aussi promis de “venir prendre” Khalifa Sall à Rebeuss, une fois Président, écrasant au passage Thémis par ses déclarations, “croit que les sénégalais ont la mémoire courte”.

Pour Libération, c’est la première fois dans l’histoire du Sénégal, qu’une affaire s’est réglée, nuitamment à Rebeuss, justement là ou il promet de récupérer l’ancien maire de Dakar.  Mais les tractations sur le dos de la Justice ayant donné lieu au fameux protocole de Rebeuss n’est que la face visible de l’Ice berg.

Selon nos confrères, ils sont en mesure de révéler l’existence d’une autre entorse à la justice. Par courrier confidentiel du 14 juillet 2005, le Procureur donnait instructions au commissaire de Dic de mener une enquête sur les faits révéler dans le rapport d’inspection générale d’Etat mettant en cause Idrissa Seck.

Libération informe sur , “une autre note prescrivait, aux enquêteurs de vérifier, dans le cadre d’une enquête exhaustive, des informations faisant état de l’existence d’installations d’équipements sophistiqués pouvant être utilisés pour porter atteinte à la sûreté de l’Etat dans le domicile du mis en cause présumé ou d’importante somme d’argent d’origine douteuse seraient égalent déposées”.

Cette seconde affaire s’est soldé par une ordonnance de non lieu. Néanmoins, précise le journal,  il avait renvoyé Idrissa Seck et Mbaye Coulibaly devant le juge  correctionnel pour sortie irrégulière de  correspondance et recel.

Mais, d’après nos confrères, le tribunal correctionnel, qui devait procéder aux jugements des deux prévenus, ne s’était jamais réuni, pour la simple et bonne raison que le dossier a été “bloqué” depuis le palais pour ne pas gêner les “retrouvailles”.

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