FASS MBAO : Le corps d’un gamin repêché dans le bassin de la forêt d’anacardiers

Encore un drame dans les bassins de rétention d’eaux pluviales, considérés comme des mouroirs d’enfants dans la banlieue dakaroise. Il s’agit en effet de la découverte du cadavre d’un jeune garçon dans les eaux du bassin sauvage de la forêt classée d’anacardiers de Fass Mbao. Une horreur qui fait jaser plus d’un dans le secteur et ses environs.

Le drame a été constaté, vers les coups de 18h, par les riverains et les gens qui faisaient leur jogging dans ladite forêt. Quand l’adolescent a été aperçu à la surface, rapportent des témoins, les habitants se sont rués en masse vers le bassin pour constater de-visu les faits, mais aussi tenter d’identifier le garçon. Certains croyaient déjà que l’enfant se livrait juste à une partie de baignade dans le bassin.

D’autant que des bambins, de tous âges, ont l’habitude de se rendre à la périphérie du réceptacle d’eaux pluviales pour s’adonner à un jeu ou pour piquer une tête, avant de rentrer à la maison. D’autres soutenaient le contraire et imaginaient le pire. Mais, après quelques efforts consentis, les gens se rendent vite compte avoir affaire à une découverte macabre et sonnent l’alerte.

La police débarque, dégage la foule et dresse un cordon de sécurité pour canaliser et contenir les gens. Les sapeurs-pompiers constatent le niveau élevé de l’eau, utilisent des moyens logistiques appropriés et parviennent à repêcher le corps sans vie du jeune garçon. Ils l’embarquent sur un brancard et le conduisent à la morgue de l’hôpital pour une autopsie. Les riverains saisissent l’occasion, déplorent l’absence de dispositif de sécurisation des alentours immédiats du bassin par un mur de clôture et interpellent les autorités étatiques. «C’est certes la première fois que l’on constate ce genre de drame dans le bassin, mais on voudrait que l’Etat prenne des dispositions, notamment la sécurisation des abords du bassin par l’érection d’un mur de clôture. Histoire d’éviter que pareilles tragédies ne se reproduisent dans le bassin. D’autant que des gamins, après une séance de cueillette de pommes de cajou dans la forêt classée des anacardiers, viennent jouer sur la berge du bassin ou organiser des parties de baignade», ont tonné les habitants.

A la lisière des premiers éléments de l’enquête, il est difficile de cautionner la thèse du décès par noyade. D’autres versions sont cependant agitées pour justifier la mort du jeune garçon. Ces derniers évoquent une partie de baignade entre camarades, qui a coûté la vie au gamin. D’autres parlent de chute accidentelle dans le bassin de l’adolescent qui, ne sachant pas nager, a bu un bouillon et péri dans les flots. Tandis que d’autres avancent une partie de jeu au cours de laquelle l’enfant a été malencontreusement bousculé ou projeté dans les eaux. L’idée de meurtre déguisée a été aussi évoquée. Le défunt était torse nue et portait une culotte. Ses habits et ses chaussures ont été trouvés sur le rivage du bassin. D’où la conviction des habitants de la pertinence de la thèse de la partie de baignade suivie de noyade, du fait du niveau élevé des eaux.

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