Loi sur l’avortement en Irlande: le vote qui divise…

Après une très longue campagne, pour la première fois de leur histoire, les Irlandais doivent se prononcer ce vendredi 25 mai par référendum sur la possibilité de pratiquer des interruptions volontaires de grossesse (IVG) dans le pays. Alors que l’interdiction de l’avortement est inscrite dans la constitution depuis 1983.

Le référendum propose d’abroger le huitième amendement à la constitution, qui établit “le droit à la vie de l’enfant à naître, en tenant compte du droit égal à la vie de la mère”. Dans les faits, il interdit l’avortement, même en cas de viol, d’inceste ou de malformation du fœtus. Une exception a été introduite en 2013, permettant une interruption de grossesse en cas de risque mortel pour la mère.

L’Irlande est l’un des pays d’Europe où la législation est la plus restrictive. L’avortement est un acte criminel puni de 14 ans de prison. Il y a six ans, la mort d’une dentiste de 31 ans, après une fausse couche et dans des circonstances controversées, avait relancé un débat qui divise profondément l’opinion.

Le Premier ministre Leo Varadkar, qui avait fait de la tenue de ce référendum une promesse de campagne, s’est lui engagé en faveur du oui. “C’est une opportunité unique dans une vie” de changer la réglementation, a déclaré ce médecin de formation à la radio Newstalk.

Il a rappelé que depuis l’introduction, en 1983, du huitième amendement à la constitution irlandaise, près de 170.000 femmes se sont rendues à l’étranger pour avorter. Son parti, le Fine Gael, n’a néanmoins pas donné de consigne de vote.

Le député d’opposition Peadar Toibin, membre du Sinn Féin, prenant le contre-pied de son parti, s’est, lui, clairement affiché contre toute libéralisation. “Cela permettra l’avortement dans les cas difficiles, ainsi que pour 10.000 bébés en bonne santé, chaque année. C’est une loi très mal élaborée, qui coûtera tellement de vies. Votez non”, a-t-il appelé sur Twitter.

 

Facebook Comments
WP Twitter Auto Publish Powered By : XYZScripts.com