Un comptable pompe plus de 100 millions de Fcfa dans les caisses d’une société…

Le comptable de 43 ans de la société «Indépendance immobilière», Jean Jacques Pinto, risque de passer 2 années en prison, si le juge de la Chambre correctionnelle de Dakar, où il a comparu hier, suit le procureur dans ses réquisitions. Poursuivi pour escroquerie, ce prévenu avait en 2 ans pompé 128 millions dans la caisse de ladite boite, en encaissant des chèques sur lesquels il mentionnait les noms de personnes fictives. Il sera édifié sur son sort le 9 mai prochain.

A l’origine, le prévenu a été engagé par ledit consortium pour gérer les finances. Toutefois, le mis en cause, qui percevait un salaire mensuel qui ne tardait pas, s’est permis de puiser dans les caisses de la société pour satisfaire ses besoins personnels. Alors que cet argent appartient à des propriétaires de maisons.

Pour son mode opératoire, il établissait des factures qu’il modifiait avant de les scanner et les présenter à la banque Bicis. Ce, avant de retirer les montants y afférents.

Toujours dans son entreprise délictuelle, Jean Jacques Pinto modifiait les factures Sde et de la Senelec qu’il présentait aussi à cette institution financière, avant qu’on ne lui remettre des sommes.

Par ailleurs, il envoyait un de ses amis transitaires nommé Jean Charles faire des retraits toujours pour son compte. Pis, sur les chèques qui servaient de présumés détournements, Jean Jacques Pinto mentionnait les noms de personnes fictives, à l’exemple de Mor Talla Diack, pour aussi se faire remettre de l’argent. Ses magouilles découvertes, il a été alpagué et inculpé pour escroquerie.

Après avoir fait 8 mois de détention préventive, il a comparu, hier, devant Maguette Diop, le juge de la Chambre correctionnelle de Dakar. Interrogé sur les faits, cet homme âgé de 43 ans et résidant à la Zone de captage, les a reconnus sans difficultés.

«Je reconnais les faits», a-t-il lâché. Avant de poursuivre : «j’étais chargé d’émettre les chèques à des fournisseurs. Sur ce, je les établissais avec les noms d’entrepreneurs et en y apposant ma propre signature, avant de les encaisser à la Bicis. J’utilisais aussi le nom de Jean Charles sur les chèques, avant qu’il ne procède au retrait des sommes. Sur ce, j’ai commencé à détourner la caisse de la société depuis 2016. Et je reconnais avoir détourné 29 millions. Ce, avant d’utiliser l’argent à des fins personnelles», explique Jean Jacques Pinto.

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