Tariq Ramadan visé par une nouvelle plainte…

Les accusations de viol se succèdent pour Tariq Ramadan. Tandis qu’il était déjà empêtré dans trois affaires, une quatrième femme l’accuse désormais de viol en réunion, d’après les informations du Journal du Dimanche (JDD) et d’Europe 1.

L’hebdomadaire et la station de radio ont pu consulter la plainte de la victime présumée, datant du 31 mai 2019. Les faits qu’elle relate se seraient déroulés cinq ans plus tôt, en mai 2014, à Lyon. 

«Monsieur Tariq Ramadan m’avait contactée sur Facebook courant 2013 au prétexte que nous avions des amis en commun, je n’en ai pas trouvé, il s’agissait d’une excuse», commence la plaignante, âgée d’une cinquantaine d’années aujourd’hui. Très vite, l’islamologue suisse aurait tenté des «approches» via SMS, alors que la victime assure que, de son côté, «il n’y avait aucun acte de séduction». 

En mai 2014, celle qui était alors journaliste dans une radio locale finit par accepter une rencontre pour une interview. «Il m’avait dit qu’il répondrait à tous les sujets sans retenue», explique la plaignante. Le rendez-vous a lieu le 23 mai 2014, dans une chambre du Sofitel «par souci de discrétion», justifie Tariq Ramadan. Une invitation que la femme refuse dans un premier temps, avant que l’islamologue la «rassure» en affirmant qu’elle n’avait «rien à craindre d’autant plus qu’une personne de son staff était présente». 

«Nous avons commencé à discuter puis c’est allé très vite, c’était d’une violence inouïe», poursuit la victime présumée dans un récit enregistré par la justice le 12 juillet dernier. «Il m’a attrapé par le bras, me l’a tordu […] il m’a dit ‘viens petite p***’ et m’a jetée par terre» tandis que l’autre personne présente lui tenait les cheveux. «Je me débattais avec les pieds, les jambes, les mains, et plus je me débattais, plus ils me frappaient, ils m’insultaient», raconte-t-elle. Elle affirme avoir été violée plusieurs fois par les deux hommes. 

Après les faits, la victime présumée soupçonne Tariq Ramadan d’avoir supprimé leurs échanges sur son téléphone. «Je pense qu’il a effacé nos messages Facebook car ils n’y étaient plus», explique-t-elle.

«TU NE SAIS PAS À QUEL POINT JE SUIS PUISSANT»

Avant de quitter la chambre, la plaignante aurait affirmé vouloir porter plainte. «Tu ne sais pas à quel point je suis puissant», lui aurait rétorqué l’islamologue, avant de l’embrasser et de lui proposer de réaliser l’interview. «À la suite de cela, j’ai déménagé, cessé de travailler, j’ai divorcé et j’ai pris beaucoup de poids», énumère la quinquagénaire qui se dit «dépressive» au point d’avoir tenté de mettre fin à ses jours six mois plus tard. 

Un épisode plus récent figure dans la plainte : alors que les enquêteurs commencent à entendre les autres victimes présumées de Tariq Ramadan, l’ex-journaliste aurait reçu un message de la part de l’islamologue. «J’ai une proposition à vous faire. Sur le plan professionnel», aurait-il écrit. La quinquagénaire affirme avoir reçu, dès le lendemain, la visite de deux hommes. «Ils m’ont dit que Tariq Ramadan avait essayé de me joindre et que si j’avais des idées mal intentionnées, ils pouvaient arranger ça». 

Le parquet de Paris a confié cette plainte aux juges en charge des trois autres et élargi l’enquête pour «viols en réunion», «menaces» et «intimidations pour déterminer une victime à ne pas porter plainte».


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