MINISTERE DE LA CUTURE: La foire des doléances

L’ atelier de validation nationale de la contribution de la culture à la revue annuelle conjointe (Rac) organisé  par le ministère de la Culture et de la Communication, s’est transformé en foire aux doléances. Après la présentation du rapport par la coordonnatrice de la Cellule d’études et de planification du ministère de la Culture, Khoudia Diagne, une discussion générale a été ouverte pour permettre aux uns et aux autres d’apporter leurs contributions afin de parfaire le document. Seulement, certains en ont profité pour présenter leurs doléances au nouveau ministre Abdoulaye Diop. Ce qui pourrait être compréhensible, si ceux-ci n’étaient pas des cadres dudit département. Tout a commencé avec cette remarque de la coordonnatrice de la Cellule genre qui était totalement à côté de la plaque.

Pourtant, elle avait bien débuté, en demandant que le genre soit inclus dans le rapport, avant de déraper vers une plaidoirie pour plus de postes de responsabilité pour les femmes. Ce que récuse le secrétaire général du ministère de la Culture et de la Communication, Birane Niang : “Il y a beaucoup de femmes qui occupent des postes de responsabilité dans ce ministère.’’ Pensant sûrement que cet atelier est le lieu indiqué, la bonne dame a continué, en demandant que les femmes soient plus représentatives dans les délégations officielles du ministère de la Culture. “Vous avez des collaborateurs et des collaboratrices’’, a-t-elle argué. Surfant sur cette remarque, le coordonnateur des centres culturels régionaux, Tidiane Diallo, s’est désolé de la composition des délégations officielles. Il n’est pas, par contre, préoccupé par l’équité dans le genre, mais plutôt par le fait que ce sont des fonctionnaires du ministère qui sont choisis au détriment des acteurs culturels.

 Pour lui, ce sont ces derniers qui devraient être mis en avant. Une remarque à laquelle Birane Niang a apporté une réponse séance tenante. “Quand les fonctionnaires du ministère voyagent, c’est dans le cadre de conférences ou manifestations qui impliquent des Etats partis. Nous y allons au nom de l’Etat. Quand il s’agit d’évènements culturels, je crois que les artistes sont toujours mis en avant’’, a-t-il précisé. L’absence des centres culturels régionaux dans le rapport présenté attriste également Tidiane Diallo qui n’a pas manqué de le souligner. Ce que ne comprend pas Khoudia Diagne, puisque M. Diallo était membre du comité de rédaction du document présenté hier et avait donc toute la latitude de partager ses remarques en interne. Un autre directeur qui a, disons, profité de la situation pour exposer ses problèmes, est celui de l’Orchestre national du Sénégal. Il ne comprend pas pourquoi l’on a arrêté la construction du bâtiment qui leur est dédié au sein de la Maison de la culture Douta Seck. Birane Niang, qui s’est substitué au ministre, a expliqué que cet arrêt est temporaire et s’explique par un manque de moyens.

Le ministère de la Culture et de la Communication a connu beaucoup de ponctions l’année dernière. Un directeur de centre régional n’a pas, lui, hésité à partager sa frustration devant tous. “Il y a des sous-agents et des supers-agents ici. Les gens font des kilomètres sans ordre de mission. J’ai fait 15 ans de service et je n’ai jamais perçu d’ordre de mission’’, a-t-il dit contrit. A l’en croire, quand les chefs de centre culturel quittent les régions pour des missions à Dakar ou ailleurs, ils n’ont jamais d’ordre de mission. Or, ceux qui sont dans la capitale, où qu’ils aillent, en ont. Pour le ministre, la question devra être réglée en interne. A cette réunion, hier, il y a eu des réactions de tous genres. Si certains ont profité de la circonstance pour faire entendre à Abdoulaye Diop leurs récriminations, d’autres en

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