Maître Malick SALL, avocat d’affaires international depuis 1982, Garde des Sceaux et Ministre de la Justice du Sénégal, connaît parfaitement le monde du droit et ses arcanes ; il a du métier, comme on le dit familièrement, dans un contexte où l’indépendance de la Justice, à tort ou à raison, est devenue le cheval de bataille des mauvais perdants. Maître Malick SALL est animé de la volonté de consolider et conforter la légalité républicaine. Il veut aussi améliorer le fonctionnement de la justice, ainsi que le régime carcéral, qui doit rester l’exception.

Sa contribution à la victoire du président Macky SALL, à travers son mouvement «M.T.M, Malick pour Tous, Tous pour Macky», a été déterminante aux présidentielles du 24 février 2019. Il a été choisi à ce poste, en raison justement de cette contribution et de la grande confiance que le président Macky SALL a en lui.

Connu et reconnu au Fouta-Toro, si maître SALL a été plébiscité par ses compatriotes, c’est non seulement en raison de son discours neuf et de sa façon de faire la politique, sans langue de bois, mais aussi et surtout, pour sa compassion et sa bienveillance auprès des déshérités. C’est pour cela que maître Malick SALL, dans son Jihad du cœur, au plus près des besoins de la population, est une pièce essentielle du dispositif du président Macky SALL.

Issu d’une famille noble, mais modeste, par son travail et son courage, il a su se hisser au sommet de l’Etat ; cela force l’admiration. Mais les succès n’engendrent pas seulement que des ovations. Dans notre tradition républicaine, fondée sur la grande liberté d’expression, ce qui est louable, certains, parfois par malveillance, parlent de ce qu’ils ne savent pas. Les réseaux sociaux s’enflamment.

Si M. Moustapha KA, Directeur du Cabinet du Secrétaire d’Etat chargés des droits humains et de la bonne gouvernance et M. Samba N’DIAYE SECK, Directeur des droits de l’homme, ont été limogés, c’est qu’ils ont outrepassé leurs fonctions devant le Comité des Droits de l’Homme, en sollicitant la réhabilitation de Karim WADE, Ministre du Ciel et de la Terre, qui doit à l’Etat du Sénégal, plus de 300 millions d’euros. Ils ont reconnu leurs fautes. Dans tout Etat républicain, digne de ce nom, chaque agent a une lettre de mission. Comment peut-on raisonnablement soutenir un dessein monarchique récusé par le peuple sénégalais ? Les cadres du PDS qui auraient pu accéder aux hautes responsabilités ont été écartés au profit du fiston.

Dans notre pays, les injonctions contradictoires sont nombreuses. Le Sénégal n’est pas une monarchie, on a horreur des gaspillages de deniers publics, mais l’instant qu’il s’agit d’un dirigeant politique, engager à son encontre une procédure de détournement de deniers publics, ce ne serait qu’une manœuvre politicienne, attentatoire à l’indépendance de la Justice. «Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà» dit un dicton français.

On veut que la règle de droit prévaut pour tous, mais pas pour soi, ni pour ses partisans, c’est toujours pour les autres, quand cela nous arrange. «N’Deyssaane » cette compassion à géométrie variable, pourrait faire exploser l’Etat de droit, si l’on n’y prend garde, au profit d’intérêts politiques partisans ou de puissants lobbies qui se sucrent, en permanence sur notre dos.

Tout le monde parle de l’indépendance de la Justice, le dialogue national est en cours, quelles sont les propositions concrètes de l’opposition ? Quelles solutions viables à mettre en place, et qui doivent être acceptées, par tous ? Rien n’est tabou, mais à condition de ne pas pratiquer, en permanence l’obstruction ou la chaise vide. Pour négocier, il faut la bonne volonté, active et constructive de toutes les parties.

Paris, le 22 octobre 2019, par Amadou Bal BA

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