Le Sénégal à sang pour cent

 

Le feu envahit le Sénégal. Le sang coule. Des citoyens sont victimes de meurtrières bévues d’hommes en uniforme. Des jeunes se tuent… Les routes sont ensanglantées Le rouge empourpre le pays. Chaque matin, de sinistres informations tombent : cadavres découverts, femmes tuées, nouveau-nés jetés dans des poubelles ! Du sang ! De la mort ! Du feu ! Des incendies !  Que se passe-t-il donc au Sénégal ?

Car ça agresse et ça agresse partout. Ça tue et ça tue partout ! Où va  finalement le Sénégal ? Plus personne n’est en sécurité. Pour un rien, le manque de retenue l’emporte et efface une vie, et de quelle manière ! L’arme blanche est toujours brandie et aboutit au thorax d’un adversaire de circonstance.

Pour un miséreux portefeuille ou un besogneux portable, un citoyen est violemment agressé en pleine rue devant des compatriotes impuissants face au spectacle de l’inhumaine cruauté. Une femme a été tuée, la  main amputée à la Cité de Eaux. Des enfants ont été retrouvés, le sexe coupé.  Un adolescent a été sauvagement tué par ses « amis », à la suite d’une banale petite brouille d’amourette.

Et ce n’est ni l’Etat, ni aucune Institution qui en est responsable ou qui a failli à ses devoirs de protection du citoyen. C’est la société sénégalaise elle-même qui descend dans le gouffre de la brutalité, de la barbarie et de la férocité. Elle n’est pas seulement malade de sa jeunesse. Elle est aussi et surtout alitée de valeurs, d’esprit de responsabilité et de foi en la personne humaine.

Le sang coule à cent pour cent, un degré jamais connu au Sénégal à cause d’une spirale de causes qui mettent la société elle-même au banc des accusés. Aucun Etat au monde ne peut assurer la sécurité physique de chaque citoyen. Aucun ! Et les agressions se multiplient au rythme d’une série d’assassinats quasi-quotidiens qui dénude la maladie de la société. Toute la Nation sénégalaise est maintenant en sursis. L’assassin ou l’agresseur surgit de n’importe où avec une témérité démentielle qui met les cœurs en détresse et les esprits en inquiétude.

Qui répondra donc à la question de la vie et de la mort des citoyens sénégalais ? Personne ! Seule une reconstruction de la société sénégalaise et un recouvrement des valeurs et du respect de soi et de la vie humaine peuvent mettre à l’abri. La violence n’a pas jailli. Elle parade et pavane à sang pour cent !

Le sang qui coule, les âmes qui s’éteignent sur les routes nationales et les nombreux incendies meurtriers interpellent les citoyens, les Guides religieux, la Société civile, la classe politique et le Pouvoir. Chacun, dans son intimité, devrait prendre ses responsabilités et dans cette prise de responsabilité.

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