Iran et Israël au menu de la visite de Mike Pompeo au Moyen-Orient

Le secrétaire d’Etat américain a entamé ce mercredi 20 mars au Koweït ses nouvelles rencontres au Moyen-Orient pour intensifier le combat des Etats-Unis contre l’Iran. Mike Pompeo doit, dans la foulée, rencontrer le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu en pleine campagne pour sa réélection.

L’Iran reste la priorité n°1 de Washington. A l’occasion d’un « dialogue stratégique » avec le gouvernement koweïtien, Mike Pompeo l’a une fois de plus fait comprendre. Le secrétaire d’Etat américain a mis l’accent sur la création d’une Alliance stratégique du Moyen-Orient, sorte d’Otan locale voulue par Washington pour souder ses alliés arabes face à Téhéran.

Pour cela, Mike Pompeo et son homologue de l’émirat, Cheikh Sabah al-Khaled al-Sabah, ont plaidé pour en finir avec la crise entre le Qatar et l’Arabie saoudite. Cette dispute qui dure depuis près de deux ans « n’est dans l’intérêt ni de la région ni du reste du monde », a insisté le secrétaire d’Etat américain.

« Mêmes menaces »

« Nous sommes tous confrontés aux mêmes menaces », de la part des jihadistes du groupe Etat islamique ou d’Al-Qaïda, mais aussi « de la République islamique d’Iran », a-t-il ajouté, énonçant un thème qui sera décliné lors des étapes suivantes, en Israël et au Liban.

Le chef de la diplomatie koweïtienne s’est pour sa part dit convaincu que « les relations fortes entre les Etats-Unis et plusieurs pays » mèneraient à « une solution politique » au conflit israélo-palestinien qui soit « acceptable pour tous les acteurs ».

Rencontre avec Benyamin Netanyahu

Sa principale rencontre de cette première journée est prévue dans l’après-midi à Jérusalem avec Benyamin Netanyahu. Officiellement, le contexte électoral électrique qui règne en Israël est étranger au timing de cette visite. « Je vais en Israël en raison de notre relation importante » et pour parler « de questions stratégiques, a tenté de balayer en amont Mike Pompeo. Cette relation compte, quels que soient les dirigeants ».

Son passage est néanmoins largement interprété comme un soutien appuyé au chef du gouvernement israélien qui mène une délicate bataille pour rester au pouvoir à l’issue des législatives du 9 avril, d’autant qu’aucune rencontre n’est prévue avec ses adversaires.

De même, Mike Pompeo ne prévoit pas de profiter de sa présence pour rencontrer l’Autorité palestinienne. « Il faudrait déjà qu’ils veuillent nous parler, ce serait un bon début », a-t-il ironisé, alors que les dirigeants palestiniens refusent tout contact avec l’administration Trump en raison de sa décision controversée sur Jérusalem. Un mauvais signal alors que la Maison Blanche devrait dévoiler dans les semaines qui suivent les législatives israéliennes son plan de paix israélo-palestinien.

(avec AFP)

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