Développement : La Chine peut servir de modèle aux pays africains…

La Chine, contrairement aux démocraties occidentales, a su réunir en une les trois étapes du processus de modernisation d’un Etat, que sont l’industrialisation, l’urbanisation et la numérisation, a indiqué, lundi à Beijing, le chercheur Xiao Yongliang de l’Université normale de Chine.

 A l’inverse des Etats qui ont mis du temps à franchir chacune des trois phases du processus de modernisation, la Chine a réussi ce challenge, a fait observer l’universitaire, un des cinq précurseurs de l’internet dans l’Empire du milieu en 1995. « La Chine est sortie de son état de pays sous développé lorsqu’en décembre 1978, le secrétaire général du Parti communiste, Deng Xiaoping, [a lancé] sa politique de réformes et d’ouverture pour l’amélioration du niveau de vie des populations », a dit l’enseignant, ancien cadre à la firme américaine de production cinématographique, Blue Sky. Xiao Yongliang présentait un exposé sur l’influence du numérique sur la création culturelle et cinématographique en Chine à l’intention d’une vingtaine de journalistes africains en séjour dans ce pays asiatique, à l’invitation de l’Institut national de recherche et de formation. « L’industrialisation s’est accélérée, la création d’entreprises privées autorisée, amenant de nombreux chinois à créer leurs propres affaires », a souligné M. Yongliang.

A cette période déjà, a-t-il rappelé, la Chine avait consenti de lourds investissements dans la recherche scientifique. La production industrielle s’est alors fortement accrue, et l’urbanisation a été facilitée par l’arrivée en ville de nombreux ruraux, venus travailler pour les entreprises qui ouvraient leurs portes à un rythme soutenu, a ajouté l’enseignant-chercheur. « Ainsi, le processus d’industrialisation, qui a pris entre 10 et 20 ans à certains pays, et celui de l’urbanisation, qui s’est réalisé entre 40 à 100 ans pour d’autres, ont été réussis par la Chine en l’espace de 40 ans », a expliqué Xiao Yongliang. M. Yongliang, qui enseigne les nouvelles technologies, observe que la phase de la numérisation qui s’est faite « avec plus de rapidité et d’efficacité », peut servir de modèle aux pays en voie de développement.

 Les réformes économiques se sont traduites par une libéralisation de l’initiative privée, et en un temps, record l’internet est entré dans les mœurs, des champions du commerce électronique ou de l’internet comme Alibaba ou Tencent se sont fait une place au soleil, a indiqué l’universitaire. Auparavant, Song Wei, chercheuse, fonctionnaire au ministère chinois du Commerce, avait entretenu les visiteurs de l’aide publique au développement, dont les débuts remontent à 1950, au lendemain de la naissance de la République populaire de Chine. Mme Wei est largement revenue sur la volonté de son pays d’aider, sans conditions politiques, les pays africains « amis » à se doter d’infrastructures de qualité et de ressources humaines bien formées pour leur développement économique.

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