Couacs dans la Santé : Dr Safiétou Thiam propose la création d’une Direction ou une agence pour la gestion des hôpitaux

L’ancienne ministre de la Santé, Safietou Thiam et non moins Secrétaire exécutive du Comite de lutte contre le Sida ( Cnls), a, dans un entretien, accordé à nos confrères de l’observateur, proposé la création d’une Direction ou une agence pour la gestion des hôpitaux.

« Il faut créer une direction ou une agence pour la gestion des hôpitaux. « , a proposé, Safiétou Thiam et non moins Secrétaire exécutive du Comite de lutte contre le Sida ( Cnls). Ce n’est pas, dit-elle, un conseil au nouveau ministre. Mais je suis de plus en plus convaincu qu’il faut deux choses qui manquent dans notre pays. D’abord, séparer la gestion des hôpitaux de ce que fait le ministère de la Santé. Il faut une direction nationale ou une agence pour gérer les hôpitaux et le ministre serait leur tutelle technique. Parce que les hôpitaux ont deux tutelles et ça crée un problème : la tutelle du ministère des Finances et celle du ministère de la Santé. Donc quelqu’un qui veut échapper peut aller au ministère des Finances. Elle a aussi invité le Senegal à aller vers une haute autorité pour réguler le secteur de la Santé. Quand le Président sort une directive, on sait par exemple, que la Couverture maladie universelle est au coeur du programme du Président Macky Sall; s’il le réussissait, il réussit son mandat. Je pense qu’entre le Président, le ministre de la Santé, il y a une troisième entité qui manque et qui doit contrôler pour rendre compte au Président.

« Ce qu’il faut, c’est régler le problème de la santé des populations. Ici, personne ne peut payer les soins de santé. C’est difficile, c’est lourd. Quand c’est le paludisme, c’est facile, mais quand tu as un cancer du sein ou du col de l’utérus ou une maladie au long cours, il faut l’organiser avant. C’est en payant une assurance, en adhérant à une mutuelle de santé comme la Couverture de maladie universelle. Comme c’est le cas en France, il y a une couverture de base pour tout le monde, tu prends ta carte vitale et vas à l’hôpital, tu seras reçu. Cela règle plusieurs problèmes, parce que ça démonetarise les relations entre patients et les gens qui sont à l’hôpital », a expliqué, l’ancienne ministre de la Santé sous Abdoulaye Wade, Mme Safietou Thiam.

A ce niveau, la Cmu, l’un des programmes phares de la politique sociale du President de la République Macky Sall, peine à entrer dans les moeurs des Senegalais. Pourtant, elle vise à apporter une couverture de santé aux travailleurs évoluant la plupart du temps, dans le secteur informel, sans aucune protection sociale. Seulement, trois ans après sa mise en oeuvre, la Cmu a certes couvert l’ensemble du pays, mais elle n’a pas encore atteint sa vitesse de croisière et dans certains cas d’ailleurs, elle plombe certaines structures de santé, ce que des syndicaliste de la santé ont dénoncé, a maintes reprises, pour tirer la sonnette d’alarme. Mais, il ne faut pas jeter le bebe avec l’eau de bain. Le défunt directeur général de la Cmu, Aboubacar Mbengue, a, contre vents et marrées, essayé de porter la bonne parole de sa structure dans les coins les plus reculés du Sénégal. « Aujourd’hui, près de 2 200 000 personnes sont dans les mutuelles. De l’autres coté, plus de 6 millions de cas d’enfants de moins de 5 ans ont été pris en charge, depuis le 1er janvier 2014.

Elle a aussi évoqué le mal de l’hôpital dans cet entretien accordé à nos confrères de l’Observateur. Selon elle, le mal de l’hôpital, c’est l’argent, ensuite ce sont des comportement que nous avons à l’hôpital. L’incivisme de nous autres sénégalais dans les transports, sur la route, c’est nous en tant qu’individu. Ce sont nos comportements qu’il faudrait revoir. Il faut aider et relever encore les plateaux techniques et former les personnels qui sont à l’hôpital.

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