Comment notre ventre influence-t-il notre cerveau ?

Notre côlon entretient un dialogue permanent avec notre cerveau. Bien que distants l’un de l’autre, ces deux organes recèlent en effet à peu près du même nombre de cellules nerveuses et fabriquent des médiateurs chimiques communs. Explications.

La composition de notre microbiote conditionne en partie notre état émotionnel. Elle module notre réponse au stress et notre propension à l’anxiété.

La flore intestinale, régulatrice de l’humeur

« La présence excessive de certaines souches bactériennes dans le côlon (des Clostridium) induit par exemple tous les symptômes de la dépression », indique le Pr Didier Desor, neurobiologiste à l’université de Nancy. Ces micro-organismes peu amicaux détournent en effet à leur profit tout le tryptophane disponible, un acide aminé indispensable à la synthèse de la sérotonine, l’hormone de la bonne humeur.

Le côlon, un guide dans nos choix alimentaires

Notre appétence envers certains aliments semblent également conditionnée par le microbiote. L’objectif de nos bactéries intestinales est simple : nous faire ingérer ce dont elles ont le plus besoin. Certaines souches affectionnent les matières grasses et d’autres préfèrent le sucre, les protéines ou bien les glucides, la compétition est donc permanente entre les microbes du côlon.

Les espèces les plus prospères parviennent à prendre le dessus et à nous imposer leurs envies. Pour guider nos choix, elles libèrent des signaux chimiques qui sont décryptés par les cellules nerveuses de nos intestins. Ceux-ci informent alors le cerveau qui va illico orienter la composition de nos repas.

Accro au sucre : les levures intestinales responsables ?

Si notre menu correspond aux attentes des bactéries, nous obtenons des « récompenses » chimiques qui nous incitent à persévérer en ce sens. Mais si les aliments ingérés ne coïncident pas à leur désir, c’est alors un message de mal-être qui est véhiculé. Démoniaque !

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