Cinéma: première mondiale de «Notre Dame du Nil» au Tiff

C’est au Festival international du film de Toronto (Tiff), au Canada, que « Notre Dame du Nil » a été projetée en première mondiale. Pour son troisième long métrage, l’écrivain et réalisateur Atiq Rahimi a choisi d’adapter le roman de Scholastique Mukasonga. Cette chronique de la vie quotidienne dans un lycée catholique formant les jeunes filles de la bonne société rwandaise montre aussi les origines du génocide qui ensanglantera le pays en 1994.

C’est le pensionnat catholique qui forme les jeunes filles de la bonne société rwandaise. En 1973, dans cette calme et verte campagne, les pensionnaires s’intéressent plus aux garçons ou aux vacances qu’à la politique.

Atiq Rahimi filme d’abord le quotidien de ces adolescentes avant de montrer, par petites touches, comment l’horreur se mettra en place… Comme ce planteur blanc, qui croit discerner dans certaines pensionnaires des descendantes d’une reine mythique. Ou bien la jeune Gloriosa, qui répète ce que dit son père ministre, et traite de « cafard » ses camarades tutsis.

Atiq Rahimi a tourné son film au Rwanda et cette histoire est entrée en résonnance avec la sienne. « J’ai vécu les premières années de guerre en Afghanistan. J’ai perdu mon frère et je sais ce que c’est les blessures d’une guerre. Quand je suis allé au Rwanda, j’ai ressenti ça. Par contre, ce qui était étrange, c’est comment ce peuple, après 25 ans de deuil, est arrivé à une réconciliation extraordinaire. »

Facebook Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WP Twitter Auto Publish Powered By : XYZScripts.com