R.Kelly accusé de pédophilie : sa fille sort du silence

Après la diffusion d’un documentaire renouvelant les accusations de pédophilie et d’agressions sexuelles à l’encontre de R. Kelly, sa fille Buku Abi a expliqué dans un virulent message sur Instagram ne plus avoir de contact avec son père, le «monstre».

Le monde est en émoi depuis la diffusion d’un documentaire poignant sur le chanteur R.Kelly. Baptisé «Surviving R. Kelly», le reportage diffusé sur la chaîne Lifetime a offert un nouvel éclairage sur les accusations de pédophilie et d’agressions sexuelles dont fait l’objet le chanteur depuis plusieurs années. On y voit notamment des témoignages de personnes accusant l’interprète de «I Believe I can fly» d’avoir eu des relations sexuelles avec des jeunes filles de moins de 16 ans alors qu’il était lui-même majeur. Après la diffusion de ce film d’une durée de six heures, de nombreuses célébrités ont condamné avec fermeté les agissements de l’artiste, notamment John Legend, Jada Pinkett Smith, Ne-Yo et Lady Gaga. Mais, du côté de sa famille, personne n’a souhaité s’exprimer sur l’affaire. Jusqu’au jeudi 10 janvier.

Après plusieurs années de silence, la fille aînée de R. Kelly, Buku Abi, de son vrai nom Joann Kelly, a décidé de parler afin de dénoncer les agissements de son père, avec qui elle n’a aujourd’hui plus de contact. «Avant de commencer, je veux juste que vous sachiez que je parle avec mon cœur», écrit la jeune femme en Story Instagram, avant de s’excuser auprès des personnes qui ont vu son silence comme de l’insouciance, de la négligence. «Je prie pour toutes les familles et les femmes qui ont été blessées par les actions de mon père. En réalité, j’ai été profondément blessée par tout cela», explique-t-elle.

Elle revient ensuite sur ses rapports actuels avec son père. «Tous ceux qui me connaissent et qui me suivent ces dernières années savent que je n’ai pas de contact avec mon père», déclare la fille du chanteur, qui précise que sa mère, Andrea Danyell, son frère et sa sœur ont également coupé les ponts avec lui. «Nous ne tolérons ni soutenons tout ce qu’il a fait et continue de faire de négatif dans sa vie», poursuit-elle. «Je ne souhaite à personne de traverser tout ce que j’ai traversé dans ma vie. Les rappels sur à quel point mon père est horrible et comment nous devrions témoigner contre lui, les commentaires impolis sur ma famille font partie de moi, mon frère, ma sœur et ma mère. Cela n’aide pas notre famille dans notre processus de guérison. (…) Le même monstre dont vous me parlez tous est mon père. Je suis bien au courant de qui il est et de ce qu’il est. J’ai grandi dans cette maison. J’ai fait le choix de ne parler ni de lui ni de ce qu’il fait pour la tranquillité de mon esprit.»

Pour conclure, Buku Abi avoue qu’il lui a fallu trois jours pour trouver les mots justes et écrire ce texte. Aujourd’hui, elle assure que toute cette histoire la touche profondément et ne la laisse pas de marbre, contrairement à ce que certains peuvent penser. Elle profite également de sa prise de parole pour remercier les personnes bienveillantes, qui l’ont aidée à surmonter cette année «très difficile».

 

Facebook Comments
WP Twitter Auto Publish Powered By : XYZScripts.com