Les Diack de nouveau éclaboussés

Selon une information du Monde, confirmée de source judiciaire, Tsunekazu Takeda, le président du comité olympique japonais, a été mis en examen à Paris en décembre 2018 au motif de « corruption active » dans le cadre de l’affaire de l’attribution des JO à Tokyo (Japon) en 2020.

Le parquet national financier (PNF) avait ouvert une enquête sur l’attribution des JO de Rio (Brésil) en 2016 et ceux de Tokyo 2020, suite à la découverte d’un système de corruption tentaculaire, alors que les investigations portaient sur le dopage d’athlètes russes.

En mai 2016, le PNF ouvre une enquête sur des transactions financières au profit de Black Tidings, une société liée à Papa Massata Diack (PMD), déjà mis en cause dans plusieurs dossiers de corruption.

Le montant de ces paiements, effectués au cours de la campagne victorieuse de Tokyo en 2013, atteint deux millions d’euros.

Basée à Singapour et appartenant au fameux Ian Tan Tong Han, on la retrouvait déjà dans l’affaire de corruption de l’IAAF.

Ian Tan Tong Han est un proche de Papa Massata Diack.  Il aurait perçu des pots-de-vin à hauteur de plusieurs millions d’euros sur des contrats en rapport avec les candidatures de Tokyo pour 2020 et Rio pour 2016.

Selon Le Monde, son père, Lamine Diack, a déclaré devant le juge avoir organisé, la veille du vote de Buenos Aires, « un tour de table » avec une douzaine de membres africains du CIO. À son issue, le président de l’IAAF supposait alors « qu’ils étaient tous pour Tokyo ».

Lamine Diack affirme pourtant au même juge que son souhait d’un vote en faveur de Tokyo n’était lié qu’au soutien du Japon à sa fédération. Il est lui aussi mis en examen au motif de corruption. Il ne lui est pas possible de quitter le territoire français.

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