5 juristes valident la candidature de Karim

Tournée et retournée dans tous les sens, la candidature de Karim Wade pour la présidentielle de 2019 reste recevable. C’est l’avis défendu par cinq juristes.

Il s’agit, selon DakarTimes qui donne la nouvelle,  de Jean-Paul Costa, ancien président de la Cour européenne des droits public à l’Université, Ibrahima Arona Diallo, professeur de droit public à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB), membre du centre d’études et de recherches sur les Constitutions, les libertés et L’Etat (Bordeaux), de Dominique Chagnollaud De Sabouret, professeur de droit public et des sciences politiques à l’Université Paris II Panthéon-Ass, président du Cercle des constitutionnalistes, de Denis Alland, professeur de droit international à l’Université II Panthéon-Assas et de Rosnert Ludovic Alissoutin, enseignant-chercheur en droit à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB) et écrivain.

Dans une lettre adressée au Conseil constitutionnel, les signataires disent, d’emblée, que « l’inscription de Karim Wade sur les listes électorales a été parfaitement régulière et est devenue définitive », brandissant l’article R. 43 du Code électoral que les services centraux ne peuvent procéder à une radiation de la liste électorale que si un électeur est inscrit sur au moins deux listes, ce qui n’est évidemment pas le cas en l’espèce. »
Les juristes sont formels : « La privation du droit de vote ne peut résulter que d’une décision de justice. (…) L’existence de la condamnation prononcée à l’encontre de Karim Wade par la CREI (Cour de répression de l’enrichissement illicite) ne peut donc pas entraîner par elle-même la privation du droit de vote. » D’autant, insistent-ils, que la CREI n’a pas déchu Karim de ses droits civiques.

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