Retro politique 2018 ( Acte1): Macky, maître du jeu… ; Idy, perdu sur les monts de «Makka-Bakka», Karim, l’exilé; Gadio, éborgné…; la «Sonkomania»…

L’année 2018 a été marquée par un bouillonnement de la marmite politique sénégalaise. Ainsi, Au cours de cette intervalle de l’horloge historique, bien d’événements ponctués du sceau purement politique y sont survenus, suscitant, du coup, des commentaires les plus fous dans le gotha des férus et autres goulus de la discipline de Socrate (cf. La Politique).

Et Macky de ‘sloganiser’ un « Sénégal de tous et pour tous»….
Le Président de la République son Excellence Monsieur Macky Sall reste, incontestablement, le Maître du jeu politique sénégalais. Qu’on le veuille ou non, le Président du Parti Alliance Pour la République (APR, au pouvoir) et de la coalition présidentielle, Benno Bokk Yakaar, a marqué de par sa gouvernance l’année 2018. Déjà, à la veille (cf. Discours du 31 Décembre 217), il a décrété l’An 2018 une« Année Sociale». Comme ragaillardi par sa majorité écrasante engrangée lors des élections législatives du 1èr Juillet 2017, il voulait, désormais, se consacrer au temps de l’action, de l’action utile pour satisfaire les préoccupations du peuple. Pour ce faire, il a institué la DER (Délégation à l’Entreprenariat Rapide) afin de résorber le sous-emploi chronique de la couche juvénile et de la gent féminine. A cela s’ajoutent d’autres actions d’envergure qui ont fini de replacer de l’espoir dans le codeur de tout un peuple ( électrification, adduction d’eau, augmentation bourses des étudiants et baisse drastique du prix de la restauration au niveau de nos universités et autres centres universitaires régionaux, livraison de nombreux pavillons pour accueil des étudiants, adduction d’eau avec la construction de forages, pistes de production, ponts( Farafégné , sur la Transgambienne), routes et autoroutes( «Ila Touba »), etc. Que dire de soutiens constants accordés aux différents foyers religieux, au secteur de la santé, des BTP, la belle moisson faite au bord de la Seine dans le cadre de la Phase 2 du fameux Plan Sénégal Emergent (PSE).

Dakar, la capitale veuve de son khalife…
Au cours de cette année, on a pu noter une accélération dans le dossier du Maire socialiste (tendance Khalifa Sall) dans la fameuse affaire de la caisse d’avance de la Ville de Dakar. Après plusieurs renvois de son procès ponctué de nombreux tumultes, Khalifa Ababacar Sall a vu finalement le sabre de Dame Justice s’abattre sur lui, lui et ses co-accusés. Le 30 Aout 2018, il a été condamné par la Cour d’appel de Dakar et révoqué, 24 heures plus tard, à la tête de la Municipalité de «Ndakaaru». Un fait qui a provoqué un véritable tonnerre dans le ciel si brumeux de la capitale sénégalaise. Certains de ses partisans ont crié à la machination politique du pouvoir marron –beige qui veut, à les en croire, détruire un adversaire politique. Depuis, le feuilleton politico-judiciaire se poursuit. Waited and see.

Idy, un mara pris dans les énormités de «Makka-Bakka»…
Personne ne conteste sa facture intellectuelle et sa ruse politique…démesurée qui, le perd, parfois. Tant l’ancien Chef du gouvernement sous Wade sait tenir en haleine son monde. Un vrai «Jean- Bouche-d’Or» devenu « Jean-foutre » ce, depuis son pèlerinage sur les monts de « Makka-Bakka ». Se mêlant sur ce qui ne lui regarde pas (cf.Dieu dans le Coran, ne parle pas de Makka hein, Il parle de Bakka. Et Bakka renvoie étymologiquement aux pleurs. Alors pourquoi on penserait que le lieu du pèlerinage serait ici (à la Mecque) et non Jérusalem ? » (Pédanterie, quand tu le tiens !), Idrissa Seck perd du crédit…politique. Il est alors regardé comme l’ennemi…mahométan à abattre. Un état de fait qui n’a pas manqué aussi de peser lourd sur son avenir politique. Celui qui avait commencé à émerger, s’ankylose et reste perclus comme un bateau perdu dans les eaux du Pacifique. Adeptes de la foi musulmane, politiques de tous bords ouvrent le feu sur lui, le taxant de «Ibliss». Depuis, il a eu mal à soigner son image. Sa notoriété reste si déclinante. Il n’aspire plus confiance aux yeux des sénégalais dont la majorité reste musulmane.

Karim endormi dans les hôtels huppés qataris…
Après un séjour carcéral de plus de 3 ans à Rebeuss au sujet de la traque des biens supposés mal acquis, l’ancien ministre d’Etat , Karim Meissa Wade, vit en exil au Qatar, parfois, l’on nous signale sa troche à Dubai. Tant Wade-fils sait valdingue ! Décrit comme le seul adversaire pouvant déchoir Macky, il communique via les nouveaux outils de la modernité (Walschap, Face book, Twitter). Sa rentrée au bercail a été moult fois annoncée mais, toujours reportée sine die. Le candidat Parti Démocratique Sénégalais (PDS) a-t-il peur d’une contrainte par corps pour sa dette de 168 Milliards F CFA non encore remboursée au Trésor National. Aujourd’hui, même si son dossier passe dans le filtre du parrainage, la peur…bleue de voir sa candidature rejetée hante toujours ses inconditionnels.

Gadio, le héros panafricain éborgné aux USA…
Partisan de la victoire du Président Macky en 2012 avec son mouvement «Luy Jot Jotna», le député Cheikh Tidane Gadio est une force qui compte dans le landerneau politique, de par son sens élevé du Panafricanisme et le degré de son intelligence pointilleux. Celui qui a connu le plus de longévité dans le département ministériel des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur est une bête de travail. Sa parfaite connaissance, maîtrise des dossiers chauds du «comment-va-le –monde» ne fait plus de doute. Mais, il s’est engouffré dans un tour abyssal financier. Au cours d’un séjour au Pays de Trump, il s’est trompé de chemin parce que mêlé dans une affaire peu catholique de corruption. Mis à résidence surveillée, il peine à rentrer au pays de la Téranga. 2018, il n’oubliera …à la Saint glinglin.

style= »text-align: left; »>Sonko, ce nouveau dada de la politique…
Ousmane Sonko n’est-il pas l’adversaire le plus cité contre le Président Macky ce, après les ennuis judiciaires et incartades qui ont émaillé l’itinéraire de ces opposants précités? Cette question mérite d’être posée, à ce jour. Ce jeune énarque natif de la région septentrionale, fait le buzz…politique dans «Joloff». La thèse de la victimisation brandie, l’ancien inspecteur des impôts et domaines chassé de l’Administration sénégalaise, est parvenu à êtres député à l’Assemblée, à l’issue du scrutin du 1ér Juillet 2017. Le leader du parti PASTEF se voit dans la peau d’un «déclencheur» de la machine de l’alternance générationnelle dans notre pays dégoutté par le règne des papys inamovibles. Mais, son comportement ne manque pas de reproche. Usant un langage guerrier, à la teneur si polémique jusqu’à vouloir trucider nos anciens chefs d’Etats et l’actuel (y compris Maam Léo-Le- Poète), c’est fort de café !

Ibrahima NGOM Damel

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