Les violences à l’égard des femmes et des filles, rompons ce silence qui tue !

Les violences faites aux femmes et aux filles, sont définies par la Déclaration des Nations Unies sur l’élimination des violences à l’égard des femmes de 1993 comme étant : « tous les actes de violence qui provoquent, ou sont susceptibles de provoquer des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques aux femmes, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit en public ou en privé ».

Elles comportent les actes de violences conjugales, les abus sexuels, les violences liées à la dot, le viol, les pratiques traditionnelles préjudiciables aux femmes, la violence non conjugale, la violence sexuelle liée à l’exploitation, le harcèlement sexuel, l’intimidation au travail, la traite des femmes, la prostitution forcée, ainsi que les violations des droits des femmes dans les situations de conflit armé, ajouté par le Programme d’action de Beijing, depuis 1995.

Il ne se passe pas un jour sans qu’on entende qu’une femme ou une jeune fille est victime des assauts d’un « bourreau ». Aujourd’hui, il est temps pour les victimes, les acteurs de la protection et la défense des droits des femmes et des jeunes filles, bref pour tous les citoyens, de se lever et de dire non à ces actes on ne peut plus barbares. Un seul mot d’ordre, s’ériger en gendarme et dire non ! Rompre le silence est la meilleure des manières de lutter contre ce phénomène de plus en plus grandissant.

Les violences faites aux femmes sont devenues une pandémie mondiale. Elles constituent l’une des pires formes de violation des droits humains et leur prévention ainsi que leur éradication définitive sont aujourd’hui, une préoccupation majeure de tous les Etats, organismes internationaux, organisations et mouvements associatifs nationaux soucieux d’un monde plus égalitaire et juste.

Toutefois, sous le poids des pesanteurs et représentions sociales, les victimes se morfondent dans un lourd silence qui amplifie leur souffrance. Soit elles ont peur de dénoncer leurs bourreaux qui se trouvent le plus souvent dans leur environnement immédiat, soit elles ignorent la procédure judiciaire à suivre.

Le mal est dans la réalité plus profond que ce qui est fourni par les études menées sur la question. Et cette absence de statistiques fiables sur les cas de violences faites aux femmes et aux filles au Sénégal constitue un des obstacles majeurs à l’élaboration de stratégies efficaces pour les éradiquer.

Les cas de violences faites aux femmes et aux filles sont relayés dans les médias, dénoncés notamment par les pouvoirs publics, les partenaires au développement, les organisations de la société civile et les ONG. Cependant, ils ne sont pas suffisamment documentés… les données disponibles sont collectées de façon parcellaire et ne permettent pas de cerner l’ampleur du phénomène et ses causes profondes.

 

Par mounamak

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