Ankiline Diabone : « j’ai été arrêté, torturé, battu et attaché comme un porc, parce que… »

Ankiline Diabone n’a pas oublié les raisons qui l’ont poussé à quitter son Kassa natal (Oussouye) pour s’exiler en France, contre son gré. Retraçant les principales causes de son départ liées à la rébellion, cet ancien champion du Sénégal et d’Afrique de judo a fait savoir qu’il a été arrêté, torturé puis battu, parce qu’on l’a accusé d’être un rebelle.

Après 20 ans d’absence du Sénégal pour des questions liées à sa propre sécurité, l’ancien champion d’Afrique de judo (6 fois) et 9 fois champion du Sénégal, ancien entraîneur de l’équipe nationale, est de retour sur la terre de ses ancêtres. Satisfait de ce retour et de l’accalmie qui règne dans son Kassa, Ankiline Diabone n’a pas oublié pour autant les affres et humiliations qu’il a subies.

Mettant toutes ces exactions qu’il a vécues sur la volonté divine, il explique : «chacun a son destin. Peut-être que c’est mon cas. Lorsque tu fais face à ton destin, il faut le vivre pleinement. Et je n’ai pas de regret. J’ai quitté mon pays parce que j’avais des soucis», explique-t-il. Ajoutant : «j’ai été arrêté, torturé, battu et attaché comme un porc. C’est à la sortie que mes amis d’Amnesty International m’ont aidé à rejoindre la France. Et j’ai obtenu en France le statut de réfugié pour ma protection personnelle. Ce problème a perturbé ma vie conjugale. Car, je suis resté presque plus d’un an sans voir ma femme et mes enfants».

Soulignant qu’il n’en veut à personne, l’ancien champion du Sénégal et d’Afrique prie pour une paix définitive en Casamance. «Agissons pour que nous ayons une paix durable en Casamance. Nous avons la plus belle région du Sénégal et il est hors de question qu’elle soit ensanglantée d’une manière ou d’une autre».

Les Echos

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