Aliou Cissé, coach des Lions : « Des arguments à faire valoir »

Avant de rejoindre le bus, direction Sk Royal Hôtel de Kalouga, Aliou Cissé a évoqué la préparation et la phase finale à venir. Entretien.

 

Le Mondial a commencé avec l’accueil de la population de Kaluga ?

La communauté sénégalaise, les journalistes sénégalais, tout le monde est là. C’est une fierté pour nous : de Madagascar, à Kaluga, en passant par Polokwane, Ouaga, Cap-Vert. On a bataillé pendant un an et demi pour faire partie de cette fête du football mondial. Je pense que cette qualification du Sénégal est méritée. Aujourd’hui, nous venons avec beaucoup de fierté pour représenter dignement le Sénégal et essayer de faire le maximum pour nous. Je crois que pour un footballeur professionnel, ce qui est important, c’est de jouer une Coupe du monde. Pareil pour un entraîneur.

 

De capitaine en 2002, vous passez entraîneur en 2018. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?

C’est une fierté. J’ai eu à le faire, en tant que joueur. Il y a 17 (18) ans, j’étais sur le tarmac de Tokyo (Japon), aujourd’hui, c’est sur celui de Kalouga. J’avais imaginé ça en tant joueur, un peu moins en tant que coach. Maintenant, c’est fait. Je suis vraiment fier du travail qu’on a pu faire, fier de mes joueurs.

 

Et pour ce qui est de l’état d’esprit des joueurs…

L’état d’esprit est bon. Jouer une Coupe du monde, c’est exceptionnel. Nous allons rencontrer 31 grandes équipes. Le Sénégal l’est aussi. On a des arguments à faire valoir. Nous venons ici avec beaucoup de confiance, en ayant cette grande envie de faire une très bonne Coupe du Monde.

 

Quel est le bilan des trois derniers matchs amicaux ?

Le bilan est plutôt positif. Dans cette préparation, c’est important de ne pas avoir de blessés. Les 23 joueurs sont OK. On a eu quelques bobos, mais on a pu les récupérer. On a beaucoup travaillé sur tous les domaines, que ce soit technique, tactique, physique et physiologique. Maintenant, l’heure de la compétition a sonné. Nous sommes formatés et formés pour jouer ces grands matchs. Pour un footballeur de haut niveau, un entraîneur, c’est tout simplement exceptionnel.

 

Pouvez-vous nous faire le résumé du match contre la Corée du Sud (2-0) ?

Le match s’est bien passé dans l’ensemble. C’était un match important et c’est toujours intéressant de gagner. On en avait besoin. Ça clôt un peu notre préparation.

 

Sur quoi sera axé le travail d’ici au premier match contre la Pologne ?

Il sera axé sur la récupération. On a travaillé pendant quatre semaines. Là, il sera question de visionner l’adversaire et de mettre la stratégie adéquate pour jouer cette belle équipe de la Pologne.

 

Vous êtes accueillis sous la pluie comme en 2002, c’est un bon signe…

Pour qui (éclats de rire). Il y en qui disent que la pluie est un bon signe…

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