Le Idy « Bashing » sur fond de règlement de compte: A qui profite le chaos ?

 

La mort de l’étudiant Fallou Sène et la sortie d’Idrissa Seck sur la polémique « Bakka » et «Makka » semblent être  une occasion pour les esprits maléfiques et sataniques, d’en profiter pour embraser le pays. Le pouvoir comme l’opposition politise à outrance la mort tragique de Fallou. Si le camp adverse en profite pour exiger la démission de Mack Sall, les membres du camp du pouvoir ouvre une brèche pour solder des comptes entre camarades de partis allant même  jusqu’à réclamer le départ d’un ministre ou d’un tel.

Dans l’affaire Idrissa Seck, chaque jour qui passe révèle une fissure profonde dans la nation sénégalaise. Au fil de cette polémique nauséabonde aux accents de règlement de comptes politique et de rivalité de chapelles religieuses, surgissent au grand jour les fragilités de notre vivre en commun sans cesse refoulées depuis plus d’un siècle.. C’est pas notre tasse de thé ! Idy est un citoyen  libre dans un pays libre régi par la liberté de culte. Les équilibres de ce pays tanguent de tous bords.

Mais, le peuple sénégalais, avec sa tolérance et sa maturité légendaires, saura faire mentir les oiseaux de mauvais augure qui prédisent le chaos généralisé, à chaque fois que la stabilité sociale toussote. Aujourd’hui, il est de notoriété publique que des dynamismes ténébreux -aussi bien du Pouvoir que de l’opposition- tentent de profiter de n’importe quel prétexte pour engendrer une instabilité au Sénégal. Mais, nous sommes tentés de leur poser une question : A qui profitera le chaos ?

Toutefois, les actes posés, dernièrement, par ces forces obscures, à travers la désinformation, l’intoxication et les appels à la sédition, devraient dépasser le cadre des interrogations et des commentaires simplistes et puérils.  Le « Bashing » Idy  relève d’une pure machination orchestrée depuis le Palais, qui met à contribution des chefs religieux, des institutions religieuses internationales pour décrédibiliser un candidat sérieux à la présidentielle de 2019.

Véritablement, il urge de faire prendre conscience à nos compatriotes des dangers réels qui guettent notre patrie, si de pareils comportements en venaient à être érigés en mode. Il est vrai que dans une démocratie qui se respecte l’expression du peuple est garantie par diverses formes de manifestations, mais encore, faudrait-il que ce peuple soit bien outillé. Or, aujourd’hui, force est de reconnaître que le peuple, dans son écrasante majorité, est analphabète et ne peut nullement saisir la portée de tels actes qui peuvent dégénérer, à tout moment.

Il faut, dès lors, savoir raison garder et éviter d’installer notre pays dans des cycles de violences qui, sous d’autres cieux, ont fini de déchirer le tissu social. L’exception ivoirienne ayant disparu, le Sénégal devrait sauvegarder, à tout prix, sa belle démocratie que nous envient l’Afrique et le reste du monde.

Le Sénégal est une nation constituée de peuplades apparentées avec des liens inextricables. Dans un langage trivial, cela signifie que nous voguons tous dans la même barque. Alors, nous périrons tous ensemble, si l’embarcation en venait à chavirer. A qui donc profitera le chaos ?

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